Opération "transplantations", la suite: WE 2
13 novembre 2011Il s'agit d'un weekend de trois jours pour cause de jour férié.
Jour 3:
Levé très tôt, ce sera la règle à partir de ce jour et jusqu'à la fin de ces travaux. L'adaptateur de nez de boîte est arrivé dans la semaine, c'était inespéré, je vais donc pouvoir monter correctement la boîte. Bien que je n'ai pas accès au même pont que le weekend précédent, celui dont je dispose demeure très pratique pour ce travail.
Problèmes rencontrés:
- je pensais pouvoir placer le silent bloc adaptateur de nez de boite juste en reculant celle-ci, mais il n'en fut rien. J'ai donc ressorti complètement la boîte!
- l'adaptateur est vendu avec tous les boulons... sauf qu'aucun ne va! J'ai dû courir après des boulons adaptés;
- ensuite j'ai pu remonter l'ensemble sans trop de souci sauf que j'ai oublié de mettre le soufflet de nez de boîte! Pas question de la sortir de nouveau : je l'ai remis par l'intérieur de la poutre. J'arrête avant 16h car en ce jour de mémoire, je dois faire mon devoir...
Idée de photo: Mic
Jour 4:
Dans la semaine j'ai déjà commencé à travailler sur les freins, de sorte à poser des tambours tout prêts.
Problème rencontré :
- je n'ai pas reçu les cylindres récepteurs. J'improvise donc en prenant ceux qui étaient montés sur les trompettes de l'ancienne boîte. Le montage est difficile... et finalement impossible. Mais bien du temps aura été perdu avant que j'en arrive, avec Mic, à cette conclusion. En effet, les cylindres récepteurs de l'ancienne boîte sont faits pour des tambours percés en 5x205 d'avant 1967.
- or comme je l'ai indiqué, la boîte 8x31 que je monte est plus récente donc avec des tambours percés en 4x130. Le montage des pièces des freins n'est pas compatible entre les deux!
L'objectif de la journée, à défaut de pouvoir remonter les freins, reste le remontage du moteur. Avec l'aide de Mic nous allons chercher (avec le chariot fétiche) le nouveau moteur. C'est un moteur nu, c'est à dire complet jusqu'au culasses mais sans les périphériques. Nous allons ensuite chercher l'ancien moteur que j'avais aussi stocké au sous-sol le weekend précédent. Tous ces allers-retours, sans parler de tous ceux dédiés à l'outillage, sont très consommateurs de temps.
Les deux moteurs posés côte à côte, la manœuvre consiste à installer les périphériques de l'ancien sur le nouveau. Alors que Mic devait m'aider, ça devient plutôt l'inverse... C'est moi qui l'aide pour la manipulation. Vu la vitesse à laquelle il va, je l'abandonne pour préparer l'accueil du moteur dans la caisse :
- je dégraisse la cloison anti-feu, qui est forcément très sale suite aux travaux effectués et qui sera difficilement accessible une fois le moteur en place;
- j'installe les joints d'étanchéité de tour de moteur qui n'existaient pas avant. À défaut, j'avais vissé un caoutchouc pour jouer ce rôle côté jupe. Mais il a mal vieilli. Cette pose s'avère, sans réelle surprise, fastidieuse. Mais le rôle de ces joints est important afin que l'air chaud du dessous du moteur ne remonte pas dans le compartiment;
- et puis je profite de l'espace encore disponible pour faire le plein d'huile dans la boîte de vitesse. Plusieurs va-et-vient avec la seringue sont nécessaires et ça coule... Il y a eu du ménage à faire ensuite.
Du coup, le temps que je finisse ces tâches, Mic avait fini le transfère des périphériques! Il ne me restait que la pompe à essence et les tôles moteur à remettre.
Problèmes rencontrés:
- les tôles de dessous moteur ont été difficiles à remonter. C'est notamment à cause des tôles de type 3 déjà installées sur le nouveau moteur et du piètre état de celle que j'ajoute ;
- l'échappement a fait de la résistance. Il a fallu élaborer un système de mouflage se prenant sur l'échappement et retenant le moteur à la table, le serrage se faisant par un étau. Après de nombreuses tentatives et sans doute une heure de perdue à cela, le 4-en-1 s'est séparé des J-tubes.
La nuit tombe et il reste encore bien du travail. Vu le massacre effectué sur la cloche de l'ancienne boîte de vitesse, on préfère ne pas prendre de risque et voir de suite si la cloche de la nouvelle boîte est assez grande pour recevoir le volant moteur. Au lieu de s'embêter avec le nouveau moteur, alourdi de ses périphériques, on utilise l'ancien désormais nu pour faire l'essai. L'un comme l'autre possèdent un volant moteur de 200mm susceptible de frotter dans la cloche. On essai d'abord avec la cox sur le pont, portant le moteur à bout de bras. Mais il n'était finalement pas si léger... et ce fut la chute.
Fini les bêtises, on utilise l'outil adapté: la cox descend du pont pour aller sur la fosse. Dans celle-ci, un vérin permet de présenter le moteur à niveau, sur un plateau! Il s'avère alors que le volant moteur frotte dans la cloche. Mais il tourne suffisamment bien pour n'envisager qu'un petit coup de papier de verre dans celle-ci. On amène donc ensuite la bon moteur. Présenté bien en face, il ne rentre pas! Sans doute moins abîmé, ce volant moteur doit être « un poil » plus grand.
Il faudra meuler la cloche de boîte mais pas ce soir. Il faut encore redescendre l'ancien moteur au sous-sol et puis passé minuit, on va se coucher.
Jour 5: Six heures de sommeil plus tard, j'attaque la cloche de boîte à l'aide d'un embout meule sur perceuse. De la matière s'en va mais pas assez. Je fini avec un embout de ponçage (feuilles de papier de verre) avec un très bon résultat, qui n'a rien à voir avec le carnage effectué sur l'ancienne boîte.
Je retente alors la pose du moteur, en vain. Ce sont les vis des silent-blocs qui touchaient sans doute. Après les avoir meulées largement, j'effectue une autre tentative aidé de collègues de passage, toujours en vain. À ce stade, j'ai déjà arrêté de compter le nombre d'essais de montage, et il y en eu bien d'autres après.
En effet, malgré le vérin parfaitement adapté à la présentation du moteur, celui-ci n'arrivait pas exactement dans l'axe de la boîte. C'est du moins la conclusion à laquelle nous sommes arrivés, moi et Mic venu à la rescousse, lorsque le moteur a fini par rentrer. Entre temps, bien des interrogations traversent l'esprit.
Le remontage des boulons moteur-boîte ne fut pas non plus aussi simple qu'il aurait dû. Et une nouvelle fois ces difficultés sont très consommatrices de temps!
Cox restée sur le pont, j'ai ensuite remonté le démarreur ou encore le pot d'échappement.
Ayant eu du mal à retirer le silencieux d'échappement la semaine précédente (cf. article "WE 1"), j'ai décidé de changer son mode de fixation et d'installer au passage un silent-bloc. Il était incohérent de ne pas en avoir alors que le silencieux était fixé à la carrosserie. Mais avec le nouveau montage la patte se reprend sur un « J tube ». Donc de toute façon ce nouveau montage ne peut générer de vibration sur la caisse.
J'oublie encore bien des travaux mais ce dimanche s'est fini comme le précédent : sortie de la cox avec l'aide d'un collègue, rangement et nettoyage. Je regroupe à chaque fois tout l'outillage dans la 206 qui, c'est acté, est devenue une grosse caisse à outils mobile.
Dans la semaine qui suit, j'enmène deux boîtes de vitesse vers un nouvel atelier : les trompettes courtes de la boîte d'origine de Choupette seront ponctionnées pour être installées sur la boîte de vitesse de ma cox cabriolet, qui au passage passe du couple conique 8x35 (court) à un 8x33 (mi-long). Après la cox'utilitaire, on découvre ainsi la 206 utilitaire. C'est tout autant surprenant.
- Par Le pilote
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