Opération "transplantations", la suite : WE 3
20 novembre 2011Jour 6:
Toujours pas de repos programmé pour récupérer de la semaine. Au contraire, j'installe la cox dans l'atelier dès le vendredi soir afin de gagner du temps. Je n'ai pas reçu les récepteurs de freins et je reste bloqué sur ce point.
Désormais j'accumule les « petits travaux ». C'est à dire qu'après deux week-end passés à sortir le moteur, sortir la boîte, remettre la boîte (plusieurs fois) et remettre le moteur (plusieurs fois), tout autre travail me semble minime.
Je sécurise le coupleur de tringlerie, décrasse cette partie de l'habitacle et réinstalle la banquette. Je rebranche les parties électriques du moteur en apportant toujours quelques améliorations. C'est le cas également sur le circuit d'essence sous châssis. Le câble d'embrayage se remet sans souci (à vérifier au démarrage) mais il en est autrement pour celui de l'accélérateur. J'y parviens tout de même et le nouveau montage s'avère plus propre qu'auparavant. Pourtant le guide de câble dans la turbine avait été changé par un professionnel !
Je démonte les adaptateurs de roues ainsi que les tambours afin de les peindre séparément. Les adaptateurs sont recouverts d'un apprêt dès le vendredi soir puis, comme les tambours, d'un « gris jante » le samedi. Parmi les pertes de temps, on retrouve ici les courses au centre auto du coin pour aller chercher la peinture manquante. Il y eu d'autres allers-retours du même type tout au long des travaux.
J'ai ensuite remonté les tambours, les adaptateurs et les roues afin de serrer correctement les adaptateurs avec du frein filet. Un nouveau démontage s'ensuit pour cette fois peindre les adaptateurs et tambours assemblés, colorant au passage les écrous.
La fin de journée s'assombrit. D'une part dans le montage du carter d'huile supplémentaire sous le moteur, il me vient la drôle d'idée de serrer un dernier coup les écrous. Et là, c'est le drame : je casse un goujon! Il faut récupérer le reste de goujon dans le carter. C'est ce qu'on appel un « embêtement », en restant poli.
D'autre part j'effectue un travail sur le châssis prévu depuis le contrôle technique, soit il y a plus d'un an. Un point de rouille perforant avait été indiqué sous la batterie. J'attaque donc ce point à la brosse sur perceuse pour voir ce qu'il en est. Effectivement, c'était perforant au point de pouvoir passer un tournevis.
Mais je ne m'arrête pas là. Je décape également de multiple rayures du châssis qui ont laissé place à de la rouille de surface. Ces « rayures » semblent faire suite au frottement de la voiture sur le sol. Cela fait un peu peur sachant que j'ai à présent un carter d'huile qui dépasse. Et puis aux coins arrières du châssis, où sont soudés les supports du train arrière, les dégâts semblent plus important qu'ailleurs. En grattant, la situation se confirme avec des tôles imbriquées de telle sorte que l'eau peut à loisirs s'infiltrer dans de multiples recoins et y accomplir sa tâche destructrice. La configuration me permet même de mettre en cause le sérieux avec lequel la restauration a été effectuée. L'ajustement de la semelle de longerons, qui a visiblement été changée, n'est pas effectué! Cela se confirme avec, ce même côté, trois boulons de fixation châssis/caisse manquants. C'est en effet se qui se passe avec les pièces de reproduction: les trous ne tombent plus en face. Et les moins consciencieux laissent le chantier en l'état!
La fatigue et la démotivation m'accompagnent dans les bras de Morphée.
Jour 7:
Heureusement, quand Alex est là tout va, et c'était le cas ce 7e jour de travaux. Avant son arrivée j'ai meulé les pièces de tôle qui dépassaient dans le coin arrière droit du châssis. J'ai également atténuer certaines aspérités. J'ai dégraissé l'ensemble du dessous de châssis avant de poser un neutralisant de rouille bien connu. Pas de soudure pour le petit trou sous la batterie, c'est le conseil d'Alex confirmé plus tard par mon père.
Pour le goujon cassé, il a suffit de retirer le carter supplémentaire. Ainsi il dépassait suffisamment pour l'extraire à la tenaille. Une séance de décollage de pâte à joint est alors nécessaire sur les deux carters (moteur et supplémentaire).
En début d'après midi, je pose une couche de peinture noir époxy à froid sur les parties du châssis mises à nu. Mes parents arrivent alors que je fini. C'est l'occasion de faire une pause de dimanche après-midi.
En soirée je reviens pour le remontage des tambours, dont la peinture a bien séchée, et des roues. Le rituel se répète : sortie, rangement, nettoyage. Alex m'interpelle sur le bruit que fait l'alternateur lorsqu'on le tourne à la main. Pour lui les roulements sont hors service.
- Par Le pilote
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